Notre histoire depuis 1603

Plus de 400 ans d’histoire familiale.

Le contrat de vente de 1603 mentionne déjà 19 fossuriers de vigne — environ 7 hectares. Ils sont toujours là.

Le Château est construit en 1559 par Blaise Junod, gouverneur de la seigneurie de Valangin. Il change de mains à deux reprises avant que Pierre Chambrier n’en prenne possession en 1603. Le contrat de vente de l’époque est précis : il inclut 19 fossuriers de vigne, soit l’équivalent d’environ 7 hectares selon les mesures actuelles. Ce détail n’est pas anecdotique — il dit que le vin était déjà au cœur de la transaction, pas un accessoire du domaine.

Le nom change. La vigne reste.

Chambrier figure sur les titres jusqu’en 1823. Les alliances perpétuent le lignage : Sandoz-Rollin, Pourtalès, Montmollin, Grosjean.

Pendant deux siècles, le patronyme Chambrier figure sur les actes de propriété. Il disparaît des titres en 1823, mais le sang et la continuité passent par les femmes, à travers les alliances successives : Sandoz-Rollin, Pourtalès, Montmollin, Grosjean. Les fonctions des héritiers changent à chaque génération : capitaines au service de France, de Savoie ou des Provinces-Unies, gouverneurs de la principauté de Neuchâtel, chambellan du roi de Prusse. L’un d’eux était l’ami personnel de Jean-Jacques Rousseau. Ce qui traverse tout ça sans interruption, c’est la production et la vente de vin.

Quatre cents ans sans changer de vocation.

Depuis 1603, le domaine est resté dans la même famille et n’a jamais cessé de produire du vin. Aujourd’hui, le Château d’Auvernier est dirigé par Henry Aloys Grosjean, représentant de la 15e génération.